Je me suis promenée dans le Gion, le quartier des geishas, entre petites maisons basses, lanternes rouges et silences feutrés.
L'atmosphère semblait suspendue, fragile, presque irréelle. Je repensais à L'éloge de l'ombre, à cette beauté japonaise qui se niche dans le flou, dans la retenue, dans ce que l'on ne montre pas tout à fait.
Et puis, j'ai passé des heures dans le marché Nishiki, à déambuler entre les couloirs étroits à flairer, écouter, goûter, à déambuler entre les couloirs étroits à flairer, écouter, goûter. Des huîtres fraîches, dégustées debout avec un verre de saké.
Des stands fumants, des vendeurs accueillants, des saveurs inattendues. Et, un soir, dans un petit restaurant, caché derrière une file discrète : les meilleurs gyozas de ma vie – le Gyoza Hohei. Ils fondaient dans la bouche, croquants puis soyeux, comme un secret bien gardé.