Pendant deux jours, j'ai partagé la vie de cette famille : nous avons mangée ensemble, assis sur nos genoux autour d'une table basse couvertes d'une multitude de petits plats. L'exercice m'a demandé une certaine endurance – après une demi-heure dans cette posture, j'ai commencé à me demander pourquoi un peuple si évolué n'avait pas pensé à utiliser…la chaise ! Mais le raffinement et la variété des repas faisaient vite oublier ces fourmillements dans les jambes.
Deux heures de préparation pour un festin minutieux, colore et pourtant très quotidien. J'ai acheté une bouteille de vin, nous avons ri ensemble, comme si je faisais partie de la maison.
Et puis, j'ai découvert un détail inattendu : ma logeuse était en réalité dessinatrice de mangas érotiques. Une révélation surprenante, mais aussi très japonaise dans ce contraste entre vie familiale discrète et univers artistique plus sulfureux. J'ai même pu jeter un œil à son travail : un monde à la fois étrange et fascinant, qui tranchait avec l'image paisible de la maison. Cela m'a rappelé Out, où la banalité du quotidien cache des zones d'ombres insoupçonnées.
Mima restera pour moi une étape douce et déroutante : une immersion locale où se sont mêlés l'hospitalité, tradition artisanale et surprises inattendues. Un Japon intime, que je n'aurais jamais pu découvrir sans ce détour.