Par ailleurs, au cœur de cette ville géante, le sacré affleure sans s'imposer. En me promenant entre Shibuya et Harajuku, quartiers où l'on croise de cheveux roses, des écrans géants et des vitrines saturées de son et images, je découvre Meiji Jungu, un sanctuaire shinto caché dans un jardin paisible.
Je rentre et soudain, le silence. Là, tout invite à se recentrer, à marquer une pause avant de replonger dans le flux. C'est un sas spirituel, ouvert à tous, sans dogme ni bruit. Dans ces lieux, le spirituel et les superstitieux se croisent sans se contredire. On attache des vœux sur des branches, on tire un petit papier pour connaitre sa chance, on se purifie les mains avec l'eau claire d'un bassin.